Comment ca marche

Comment ca marche

Le protocole ORI-OAISherpa/Roméo
Les publications de la RechercheMir@bel
Les différentes voies pour publier en OALes licences libres
Plan d’action du modèle diamantLes données et les entrepôts Corel Trust
Les préprints, postprints, pdf éditeursLexique de la Science Ouverte
Les éditeurs prédateursOutils pour repérer les éditeurs prédateurs
Cours sur les entrepôts de données

LE PROTOCOLE ORI-OAI

Open Access signifie accès ouvert. L’objectif est, pour le chercheur ou l’étudiant, de déposer son travail sur une archive dite ouverte. C’est un réservoir où vont être déposées les publications scientifiques et les données gratuitement et où leur accès sera aussi gratuit et accessible à tous.

Cette ouverture est possible grâce aux protocoles d’échange  qui facilitent l’accès aux documents provenant d’entrepôts différents  mais obéissant aux même règles d’échanges et utilisant les mêmes formats. Le protocole d’échange qui permet cela est OAI-PMH (Open Archive Initiative for Protocol Metadata Harvesting) avec son logiciel ORI-OAI.

Les moteurs de recherche, spécialisés dans le moissonnage de serveurs peuvent les interroger et récupérer les métadonnées qui vont elles-mêmes enrichir le catalogue de la bibliothèque qui les récupère. Elle-même peut laisser moissonner ses données déposées sur serveur. Le droit d’auteur reste incontournable et les données obéissent toujours au régime de la propriété intellectuelle ou sont sous licence creative commons, selon le choix de leur auteur.

LES PUBLICATIONS DE LA RECHERCHE

LES DIFFÉRENTES VOIES POUR PUBLIER EN OA

Il existe différentes voies

  • L’open access green ou voie verte
  • L’open access gold ou voie dorée
  • Le modèle hybride
  • Le freemium
  • L’open access diamond/platinum

La voie verte se caractérise l’auto-archivage par le chercheur avec dépôt de son travail sur archive ouverte universitaire ou communautaire type Arxiv. Le dépôt et l’accès sont gratuits.

La voie dorée correspond au mode de financement auteur-payeur. Le chercheur ou son organisme de recherche finance auprès de l’éditeur un coût d’ouverture du document. Ces frais sont appelés APC (article processing changes). Le financement est donc institutionnel mais cette solution ne fait pas l’unanimité en raison des inégalités financières entre laboratoires. Ce sont eux ou l’institution qui prend en charge le coût de publication. Et tous les laboratoires n’ont pas les mêmes moyens. A ce sujet Open APC recense pour un grand nombre d’universités et établissements de recherche en France et dans le monde les frais liés aux APC. Vous choisissez votre université et votre éditeur

Le modèle hybride Est considérée comme hybride une revue qui est diffusée par abonnement et qui propose à ses auteurs de payer des frais de publication (« APC ») afin que leur article soit publié en accès ouvert.

Le freemium appelé aussi voie bronze. C’est le cas de l’offre d’OpenEdition. Dans ce cas là, le document est en accès gratuit, l’offre de consultation se fait, elle, sur une base gratuite en streaming la plupart du temps. Les fonctions avancées sont payantes (ex : téléchargement du pdf, annotations de l’article etc..).

L’open access diamond ou voie diamant/platine . Les revues sont directement gérées par des communautés sur le principe de Wikipedia. PCI community et ses plateformes font partie de cette voie. Les sociétés scientifiques elles-mêmes gèrent leurs publications et ne dépendent d’aucun marché financier ou éditeur quelconque. Le scientifique et la recherche sont au coeur du processus. Elles ont fait l’objet d’une enquête en 2020 et sont répertoriées. Cette enquête a pris en compte celles qui sont dans le DOAJ (Annuaire des revues en libre accès) et celles qui n’y sont encore pas. Les résultats de l’enquête sont à retrouver sur le site Ouvrir la science.

OADJS-Findings-Copie

PLAN D’ACTION DU MODÈLE DIAMANT

Suite aux résultats de l’enquête, un plan d’action présenté à OSEC2022 va être mis en place pour favoriser l’émergence du modèle diamant dans les institutions er universités. L’Amérique latine a développé majoritairement ce modèle qui repose avant tout sur l’implication des chercheurs et les démarches collaboratives entre institutions, chercheurs, bailleurs de fonds, politiques. Il met en avant le plurilinguisme et la diversité.

202203-Diamond-OA-Action-Plan-1

Les éditeurs de revues scientifiques, avec l’avènement de ces modèles, voient le libre accès comme une désintermédiation et une perte de leur influence sur les travaux publiés. A terme, ils ressentent ce phénomène comme un danger qui impacte directement l’existence de leur métier. Il s’agit ni plus ni moins d’auto-publication par les chercheurs eux-mêmes et de la libre circulation du Savoir sans frein financier.

La loi pour une république numérique dite loi Lemaire a instauré en outre une période dite d’embargo allant de 6 mois pour les STM à 12 mois pour les SHS durant lesquels l’auteur s’engage à ne pas déposer son travail sur archive ouverte après publication chez un éditeur.

A l’heure actuelle, il existe 11500 revues dans le monde recensées dans le DOAJ (Directory of Open Access Jounals). En Europe, l’initiative OpenAire permet les publications gratuites pour les projets européens. Dans le monde 2000 entrepôts sont recensés dans l’OpenDOAR (le Directory of open access repositories).

@La voie verte / Magalie Le Gall
@La voie Dorée / Magalie Le Gall

LES PRÉPRINTS,POSTPRINTS,PDF ÉDITEURS

Vidéo de Paris Saclay. le droit d’auteur des chercheurs
https://www.youtube.com/watch?v=sV-NhB7tavs

SHERPA/ROMÉO

Sherpa/Romeo est une ressource en ligne qui regroupe et présente les politiques de libre accès des éditeurs et des revues du monde entier. Chaque éditeur ou journal enregistré est soigneusement examiné et analysé par l’équipe de spécialistes qui fournit des résumés, des autorisations d’auto-archivage et des conditions des droits accordés aux auteurs, revue par revue, lorsque cela est possible.

Les informations politiques fournies par le biais de ce service visent principalement à servir la communauté de recherche universitaire. Depuis le lancement du service il y a plus de 15 ans, les politiques des éditeurs et le secteur du libre accès ont beaucoup changé. La politique de libre accès peut être complexe et varie en fonction de l’emplacement géographique, de l’institution et des différentes voies d’accès – tout cela affecte comment et où vous pouvez publier votre recherche.

https://v2.sherpa.ac.uk/romeo/
L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est sherparomeo-1024x576.png.
Sherpa Roméo

L’INTERFACE

 sherpa-1024x576.png.

Vous avez trois versions ainsi que leur politique de publication :

  • La version publiée
  • La version acceptée
  • La version soumise

Les codes couleurs de la version 1 de Sherpa/ Roméo ont disparu dans la version 2. Mais l’on dispose toujours d’explications claires en matière de politique de publication d’articles et plus largement de publications dans des revues scientifiques.

SHERPA/ROMÉO SUR HAL

A noter désormais la présence de Sherpa Roméo intégrée à HAL quand vous souhaitez déposer en archive ouverte. Lors du dépôt, lorsque vous ajoutez le titre de la revue, et que celui-ci est lié dans le référentiel aux données de Sherpa/Roméo, un bouton Politique d’auto-archivage est proposé qui vous permet d’afficher les informations . Celles-ci déclinent ce qu’autorise l’éditeur en fonction de la version déposée. Cette visualisation est intégrée directement sur Hal, ce qui vous permet une manipulation plus adaptée. Vous avez toujours :

  • submitted : version soumise à la revue ou preprint
  • accepted : version acceptée pour publication ou manuscrit auteur accepté ou postprint
  • published : version publiée ou pdf éditeur

Les informations précisent également si un embargo est demandé par l’éditeur. Pour rappel, et cela concerne la version Accepted uniquement, l’article 30 de la Loi pour une République Numérique limite l’embargo à 6 mois maximum pour les sciences, techniques et médecine et 12 mois maximum pour les sciences humaines si vos recherches sont financées pour moitié au moins sur fonds publics. Si l’éditeur ne demande aucun embargo sur cette version, pas besoin bien sûr dans ajouter un dans Hal. Mais c’est très utile si la durée demandée excède ce qui est prévu dans l’article 30. (en savoir plus pour apposer une durée d’embargo). Des licences Creative Commons à attribuer aux versions déposées peuvent être également spécifiées par l’éditeur.

MIR@BEL

Tiers de confiance pour Sherpa/Roméo – le premier service à avoir répertorié les politiques d’auto-archivage des revues –, Mir@bel propose désormais aux revues scientifiques françaises une interface de saisie pour leur politique de libre accès. Dès le printemps 2022, Sherpa Romeo moissonnera et affichera les métadonnées contenues dans Mir@bel et les politiques définies dans la base alimenteront en retour d’autres services dont l’aide au dépôt dans HAL. Ce sera une nouvelle occasion d’accompagner au mieux les épi-revues dans la diffusion de leur contenu en accès ouvert.

https://www.ccsd.cnrs.fr/
Atelier_casuhal_Mirabel_Sherpa_Romeo_Hal_mercredi_9062023

LES ÉDITEURS PRÉDATEURS

Ils ressemblent à des éditeurs scientifiques. Ils vous proposent une évaluation de votre article et sa mise en forme en un temps record. En échange ils vous demandent des frais de publications élevés. Ils envahissent vos boîtes mails sans que vous n’ayez rien demandé, ils vous démarchent par téléphone, ils vous font des compliments sur votre travail, méfiez-vous ! Les éditeurs prédateurs sont là.

OUTILS POUR REPÉRER LES ÉDITEURS PRÉDATEURS

Un certain nombre d’outils ont été mis en place pour repérer facilement les revues prédatrices. Parmi eux, vous trouverez ceux-ci.

LES LICENCES LIBRES

 

Guide_licences

fiche_synthetique_etalab

fiche_synthetique_Creative_Commons

fiche_synthetique_logiciels

fiche_synthetique_bases_donnees

Compatibilite_licences

LES DONNÉES

SITUATION CRITIQUE

La situation en matière de gestion des données de recherche est à l’heure actuelle relativement critique. Les consultations menées auprès des chercheurs dans le cadre des études préparatoires à ce projet font apparaître les difficultés qu’ils rencontrent : pratiques de stockage sur un support individuel (disque dur, clé USB…), perte des données au moment où un chercheur quitte le laboratoire, absence de solution pour stocker et ouvrir de manière pérenne des données collectées lors d’un projet de recherche, impossibilité de reproduire les résultats d’une recherche scientifique car les données et le code ne sont pas accessibles ou sont mal documentés et non réutilisables. Un directeur de recherche INSERM parle d’un « gouffre de données inutilisées ». La proposition présentée aujourd’hui n’est pas seulement le résultat d’une volonté politique, mais vise à répondre aux difficultés quotidiennes des chercheurs.

https://projet-recherchedatagv.ouvrirlascience.fr/

PROLIFÉRATION DES ENTREPÔTS 

Dans le cadre des travaux préparatoires à la nouvelle feuille de route des infrastructures de recherche, le questionnaire soumis aux infrastructures a fait apparaître que seulement 33% d’entre elles déclarent avoir une politique des données (qui ne couvre pas toujours l’entièreté du cycle de vie) et que seulement 28% d’entre elles pratiquent le dépôt de données dans un entrepôt. Or on observe paradoxalement une prolifération des entrepôts : on compte plus de 3 600 entrepôts dans le monde et au moins 110 en France, dont une demi-douzaine d’entrepôts institutionnels existants et plusieurs autres en cours de création. Cette prolifération réduit fortement la visibilité et la découvrabilité des données pour les chercheurs, et fait obstacle à la fertilisation croisée des données entre disciplines. Le coût technologique de création d’un entrepôt pour un établissement est estimé à 1 million d’euros sur 4 ans, coût en réalité largement mutualisable.

https://projet-recherchedatagv.ouvrirlascience.fr/

DES CONSEILS

Plusieurs sites de recherche de réservoirs peuvent vous aider dont R3data, FairSHARING, accès d’entrepôts par discipline, par collection (entrepôts recommandés). Un dataverse à l’exemple de celui du Cirad, est un réservoir de données. Le Dataverse project fut développé à l’université d’Harvard. A vous de choisir en fonction de votre domaine de recherche et des solutions offertes par votre université. Vous pouvez aussi choisir un entrepôt labellisé.

LES PRINCIPES TRUST

Des principes permettant de définir un réservoir de qualité ont été définis, assurant une conservation pérenne, un transfert de support en fonction des évolutions techniques pour ne pas perdre les données, respectant en outre les principes FAIR.

LES RÉFÉRENTIELS CERTIFIÉS COREL TRUST

Les TDR ou Trusted Digital Repositories (Dépôts numériques fiables) possèdent ces attributs de qualité. Ils sont certifiés CoreTrustSeal Data Repositories. La certification est valable trois ans à dater de la première évaluation qualité.

Liste des réservoirs certifiés CoreTrustSeal.

CRUSOË

Crusoë est un portail qui permet de visualiser les entrepôts labellisés Corel Trust sur le territoire français et international. Il permet aussi de déposer un dossier de demande de certification d’un entrepôt qui obéit aux critères officiels de certification. Pour se faire aider dans la conception du dossier d’autoévalutaion de son entrepôt, on peut communiquer sur des listes de diffusion spécialisées avec d’autres organismes publics engagés dans le processus de certification et ainsi partager son expérience.

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RECHERCHE.DATA.GOUV.FR

Recherche.data.gouv.fr est un service structuré mis progressivement en place par le MESRI pour aider les université et organismes de recherche à mieux gérer leurs données. Les ateliers labellisés sont constitués partout sur le territoire et composés de professionnels en IST pour accompagner les chercheurs dans leur gestion sur l’ouverture des données de leurs travaux de recherche.

plateforme-nationale-f-d-r-e-pour-les-donn-es-de-la-recherche-14254

COURS SUR LES ENTREPÔTS DE DONNÉES

Formation Callisto sur les entrepôts de données

LEXIQUE DE LA SCIENCE OUVERTE

Mise à disposition d’un lexique sur le site d’ouvrir la science

 

 

libre de droits

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