Créer une SASU (Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle) est une démarche de plus en plus plébiscitée par les entrepreneurs souhaitant exercer seuls tout en bénéficiant d’un cadre juridique solide. Mais avant de pouvoir exercer officiellement, l’immatriculation de la SASU est une étape obligatoire et structurante. Voici comment l’aborder avec méthode.
Le guide d’immatriculation d’une SASU
L’immatriculation d’une SASU avec indy est la procédure qui donne officiellement naissance à la société. Elle se traduit par l’attribution d’un numéro SIREN, d’un extrait Kbis et d’une existence juridique à part entière. Depuis 2023, toutes les démarches de création d’entreprise sont centralisées sur le Guichet unique de l’INPI.
La procédure se déroule en plusieurs étapes. Il faut d’abord rédiger les statuts de la SASU, document fondateur qui définit l’objet social, le siège social, le capital, les règles de fonctionnement et les pouvoirs du président.
Vient ensuite le dépôt du capital social sur un compte bancaire bloqué ouvert au nom de la société en formation. Le montant minimum est d’un euro symbolique, mais il est conseillé de prévoir un capital cohérent avec les besoins réels de l’activité. Une attestation de dépôt de fonds est délivrée par la banque et doit être jointe au dossier d’immatriculation.
La publication d’un avis de constitution dans un journal d’annonces légales (JAL) est également obligatoire. Cet avis mentionne les principales caractéristiques de la société : dénomination, forme juridique, capital, siège social et identité du président. Une attestation de parution est ensuite transmise pour compléter le dossier.
Enfin, le dossier complet est déposé sur le Guichet unique. Le délai de traitement est généralement de quelques jours ouvrés, à l’issue desquels l’extrait Kbis est disponible en téléchargement.
Quelles sont les formalités obligatoires ?
Au-delà des étapes d’immatriculation, plusieurs formalités sont imposées par la loi lors de la création d’une SASU.
La nomination du président doit figurer dans les statuts ou dans un acte séparé. Le président peut être l’associé unique lui-même ou un tiers. Il est le représentant légal de la société et engage sa responsabilité dans la gestion courante.
La SASU doit également disposer d’un siège social, qui peut être domicilié au domicile du président, dans des locaux commerciaux loués ou achetés, ou via une société de domiciliation.
L’ouverture d’un compte bancaire professionnel au nom de la société est indispensable dès la constitution. Ce compte permet de débloquer le capital déposé lors de l’immatriculation et de séparer les flux financiers personnels et professionnels, conformément aux obligations légales applicables aux sociétés.
Enfin, selon l’activité exercée, certaines autorisations ou licences spécifiques peuvent être requises avant le démarrage effectif : agrément professionnel, inscription à un ordre, déclaration auprès d’une autorité de tutelle, etc.
Quelles sont les erreurs à éviter lors de l’immatriculation d’une SASU ?
La première erreur est de négliger la rédaction des statuts. Utiliser un modèle générique trouvé sur internet sans l’adapter à sa situation peut sembler un gain de temps, mais c’est souvent source de problèmes. Les statuts doivent refléter précisément la réalité de l’activité et les intentions du fondateur, notamment en matière de cession d’actions ou de gouvernance future.
La deuxième erreur concerne le choix du code APE. Ce code, attribué par l’INSEE selon l’activité principale déclarée, a des implications sur le régime de cotisations sociales et certaines obligations sectorielles. Il est important de bien décrire son activité pour que le code attribué soit cohérent.
La troisième erreur est de sous-estimer les délais. Entre la rédaction des statuts, le dépôt de capital, la publication légale et le traitement du dossier, il faut généralement compter deux à trois semaines avant d’obtenir son Kbis.
Pour gagner du temps et sécuriser chaque étape, des outils et services dédiés aux créateurs d’entreprise, comme Indy, accompagnent les fondateurs de SASU dans la gestion administrative et comptable dès le premier jour d’activité.
